10% de croissance chez les bœufs
Vendredi 27 juin, France Inter:
J'apprends que la Slovaquie est l'exemple européen avec 10% de croissance. Non! c'est vrai?
Tiens! fume!
Ce taux de croissance est dû en grande partie à l'implantation de Peugeot, et à moindre échelle (pour l'instant), à Samsung et autres fabricants de merdes sino-coréo-nippones. Mais à part un micro trottoir (je déteste les micros trottoir et les émissions du genre: Le téléphone sonne ou: La parole est à vous. Ça ne sert à rien, ce n'est que de la démagogie, de la fausse bonne conscience du devoir accompli en se disant qu'on laisse la parole aux citoyens. Mon cul! ça vous intéresse réellement d'écouter un clampin lambda ramener sa fraise? non? Bon.)
Donc, à part un micro trottoir, où effectivement un clampin lambda de chez Peugeot se plaint de payer un loyer exorbitant et de toucher un salaire de merde, nos gentils reporters de Radio France n'ont pas cherché à approfondir.
Au cul la vieille! c'est l'printemps de Prague, pardon, de Bratislava.
Il n'y a encore qu'une vingtaine d'années, la Slovaquie (qui, avec la Bohême et la Moravie formait la Tchécoslovaquie), faisait partie des pays "satellites" de l'ex-URSS. Après plus de quarante années d'isolement, la Slovaquie fait comme n'importe quel repris de justice sortant de prison. Elle va au bordel! et sans capote!
Je ne lui donne pas dix ans (aller, vingt maxi), à tenir sans se faire plomber.
Les industriels ne tarderont pas à délocaliser (sur plus de six milliards d'individus, il y aura toujours dans un coin du monde, de la main-d'œuvre moins chère). D'autres se feront la malle en emportant les subventions du pays ou de l'Europe (voir Nokia).
Et du joyeux bordel ambiant, il ne restera que des vieilles putes qui finiront de rincer le client en ne laissant que des fonds de poubelles de super marché.
Nos PPDA de Radio France clament haut et fort l'exemple européen.
C'est un peu facile de nous balancer ça en pleine poire, surtout quand on n'est pas fichu de prendre le temps d'éplucher la patate nouvelle.
La Slovaquie ne compte que cinq millions d'habitants, c'est quand même plus facile à gérer et à soumettre qu'une population de plusieurs dizaines de millions d'individus, non?
Il sera facile de soumettre une nouvelle fois et de façon pernicieuse, une population qui a connu des décennies de privations et de brimades en agitant un mobile Nokia par exemple, ou des écrans plasma, sans parler des poubelles Peugeot ou autres tas de ferraille.
Et que restera-t'il à nos gentils slovaques quand ils se seront bien faits essorer? des curetons!
Dans les années 1920, ce sont des curés qui ont pris en main la destinée de la Slovaquie et qui l'ont mis sous "protection" nazie en mars 1939. Bien sûr, vous me direz que les temps changent. Hum… je m'aperçois qu'effectivement les temps changent, et que parmi ces changements je vois régresser les mémoires, l'aura intellectuelle qui permettait des prises de consciences et de la combativité, je vois la régression des progrès sociaux au profit d'un matérialisme chevronné.
Mais je vais encore me répéter en blabla… … utopistes, dis-tu? t'ention hein!
Les temps changent, mais les hommes?
Il y a quelque chose de vicelard là-dessous. Les temps changent, mais les hommes? Bigrement paradoxal, ne trouvez-vous pas? Trop fort pour moi, je vous laisse disserter sur ce sujet.
Mais ce dont je suis persuadé (bizarre cette phrase, oralement ça passe, mais sur le papier…). Bref, ce dont je suis persuadé, c'est que l'histoire est un éternel recommencement, il faut veiller, ne pas se laisser endormir.
Quand je pense que dans les années 1550, oui! je dis bien: Les années 1550, presque un demi-millénaire! Un jeune type âgé d'à peine plus de quinze ans (Etienne de la Boëtie), a écrit le "Discours sur la servitude volontaire"*. Cet ouvrage est fondé sur l'idée que la servilité des peuples fait la force des tyrans. Le mot tyrans mis à part (les temps changent, non? on ne dit plus tyrans, mais: Coca cola, Bouygues, Total, Bolloré, Thomson…), ce discours n'a pas pris un coup de vieux et, hélas, il n'est pas prêt à vieillir.
* Il y a quelques années, j'avais distribué plusieurs exemplaires de ce petit livre. On le trouvait à 10 balles dans la collection "Mille et une nuit". Aujourd'hui il devrait coûter environ deux euros, mais qu'est-ce que deux euros pour un ouvrage d'utilité publique?
J'apprends que la Slovaquie est l'exemple européen avec 10% de croissance. Non! c'est vrai?
Tiens! fume!
Ce taux de croissance est dû en grande partie à l'implantation de Peugeot, et à moindre échelle (pour l'instant), à Samsung et autres fabricants de merdes sino-coréo-nippones. Mais à part un micro trottoir (je déteste les micros trottoir et les émissions du genre: Le téléphone sonne ou: La parole est à vous. Ça ne sert à rien, ce n'est que de la démagogie, de la fausse bonne conscience du devoir accompli en se disant qu'on laisse la parole aux citoyens. Mon cul! ça vous intéresse réellement d'écouter un clampin lambda ramener sa fraise? non? Bon.)
Donc, à part un micro trottoir, où effectivement un clampin lambda de chez Peugeot se plaint de payer un loyer exorbitant et de toucher un salaire de merde, nos gentils reporters de Radio France n'ont pas cherché à approfondir.
Au cul la vieille! c'est l'printemps de Prague, pardon, de Bratislava.
Il n'y a encore qu'une vingtaine d'années, la Slovaquie (qui, avec la Bohême et la Moravie formait la Tchécoslovaquie), faisait partie des pays "satellites" de l'ex-URSS. Après plus de quarante années d'isolement, la Slovaquie fait comme n'importe quel repris de justice sortant de prison. Elle va au bordel! et sans capote!
Je ne lui donne pas dix ans (aller, vingt maxi), à tenir sans se faire plomber.
Les industriels ne tarderont pas à délocaliser (sur plus de six milliards d'individus, il y aura toujours dans un coin du monde, de la main-d'œuvre moins chère). D'autres se feront la malle en emportant les subventions du pays ou de l'Europe (voir Nokia).
Et du joyeux bordel ambiant, il ne restera que des vieilles putes qui finiront de rincer le client en ne laissant que des fonds de poubelles de super marché.
Nos PPDA de Radio France clament haut et fort l'exemple européen.
C'est un peu facile de nous balancer ça en pleine poire, surtout quand on n'est pas fichu de prendre le temps d'éplucher la patate nouvelle.
La Slovaquie ne compte que cinq millions d'habitants, c'est quand même plus facile à gérer et à soumettre qu'une population de plusieurs dizaines de millions d'individus, non?
Il sera facile de soumettre une nouvelle fois et de façon pernicieuse, une population qui a connu des décennies de privations et de brimades en agitant un mobile Nokia par exemple, ou des écrans plasma, sans parler des poubelles Peugeot ou autres tas de ferraille.
Et que restera-t'il à nos gentils slovaques quand ils se seront bien faits essorer? des curetons!
Dans les années 1920, ce sont des curés qui ont pris en main la destinée de la Slovaquie et qui l'ont mis sous "protection" nazie en mars 1939. Bien sûr, vous me direz que les temps changent. Hum… je m'aperçois qu'effectivement les temps changent, et que parmi ces changements je vois régresser les mémoires, l'aura intellectuelle qui permettait des prises de consciences et de la combativité, je vois la régression des progrès sociaux au profit d'un matérialisme chevronné.
Mais je vais encore me répéter en blabla… … utopistes, dis-tu? t'ention hein!
Les temps changent, mais les hommes?
Il y a quelque chose de vicelard là-dessous. Les temps changent, mais les hommes? Bigrement paradoxal, ne trouvez-vous pas? Trop fort pour moi, je vous laisse disserter sur ce sujet.
Mais ce dont je suis persuadé (bizarre cette phrase, oralement ça passe, mais sur le papier…). Bref, ce dont je suis persuadé, c'est que l'histoire est un éternel recommencement, il faut veiller, ne pas se laisser endormir.
Quand je pense que dans les années 1550, oui! je dis bien: Les années 1550, presque un demi-millénaire! Un jeune type âgé d'à peine plus de quinze ans (Etienne de la Boëtie), a écrit le "Discours sur la servitude volontaire"*. Cet ouvrage est fondé sur l'idée que la servilité des peuples fait la force des tyrans. Le mot tyrans mis à part (les temps changent, non? on ne dit plus tyrans, mais: Coca cola, Bouygues, Total, Bolloré, Thomson…), ce discours n'a pas pris un coup de vieux et, hélas, il n'est pas prêt à vieillir.
* Il y a quelques années, j'avais distribué plusieurs exemplaires de ce petit livre. On le trouvait à 10 balles dans la collection "Mille et une nuit". Aujourd'hui il devrait coûter environ deux euros, mais qu'est-ce que deux euros pour un ouvrage d'utilité publique?
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